Alors que l’âge de la retraite approche, beaucoup se demandent comment optimiser cette nouvelle phase de vie. Les options pour financer une formation retraite sont plus diversifiées que jamais. Traditionnellement, les régimes de pension et les économies personnelles ont été les principaux moyens de subsistance post-carrière. Toutefois, les alternatives se multiplient pour ceux qui souhaitent continuer à apprendre et à se développer.
Entre plans d’épargne retraite individuels, subventions publiques et prêts à conditions avantageuses, les solutions abondent pour financer une formation retraite. Explorer la diversité de ces dispositifs permet d’ouvrir de nouvelles perspectives et de bâtir, même après une longue vie active, des projets qui font sens.
Les dispositifs de financement pour les salariés
Depuis la loi du 5 septembre 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel, les salariés bénéficient de plusieurs leviers pour financer leur formation retraite. En tête de liste, le compte personnel de formation (CPF), qui emmagasine des droits au fil des années de travail et donne accès à un large éventail de formations éligibles. Pour connaître le solde disponible ou sélectionner un parcours, tout passe par la plateforme Mon Compte Formation.
Les abondements automatisés
Différents acteurs viennent renforcer ce dispositif grâce aux abondements automatisés. Ces contributions supplémentaires peuvent émaner :
- Des employeurs, qui choisissent de compléter le CPF de leurs salariés.
- De l’État, des régions, des branches professionnelles ou encore des organismes consulaires, qui interviennent selon les situations.
La Caisse des Dépôts gère l’attribution des crédits pour ces abondements, simplifiant ainsi la démarche pour accéder à la formation. Les OPCO (opérateurs de compétences) interviennent également, en abondant le CPF dans le cadre des plans de développement des compétences.
Autres dispositifs complémentaires
En complément du CPF, d’autres dispositifs méritent l’attention :
- Le compte professionnel de prévention (C2P), qui finance des formations destinées aux salariés exposés à des conditions de travail difficiles.
- Le compte d’engagement citoyen (CEC), qui valorise l’engagement bénévole ou volontaire par l’octroi de droits formation additionnels.
Ces outils s’agrègent dans le compte personnel d’activité (CPA), véritable tableau de bord des droits acquis tout au long de la vie professionnelle. Sans oublier les abondements spécifiques proposés par les CPAM et l’AGEFIPH, pensés notamment pour les salariés en situation de handicap.
Les options pour les travailleurs indépendants
Les travailleurs indépendants disposent eux aussi de solutions concrètes pour financer leur formation retraite. Le compte personnel de formation (CPF) leur est ouvert, alimenté en euros selon leur activité, et accessible via la plateforme Mon Compte Formation.
Le Fonds d’Assurance Formation (FAF)
Le financement de la formation des indépendants s’appuie en grande partie sur les Fonds d’Assurance Formation (FAF). Ces organismes, répartis par secteur, attribuent des budgets dédiés. Il est indispensable de solliciter le FAF adapté à sa profession pour comprendre les modalités de prise en charge. Voici les principaux interlocuteurs :
- FAFCEA : accompagne les artisans dans leur montée en compétence.
- AGEFICE : s’adresse aux dirigeants non salariés du commerce, de l’industrie et des services.
- FIFPL : cible les professions libérales.
Chaque FAF fixe ses propres critères et plafonds. Les formations financées doivent, la plupart du temps, présenter un lien direct avec l’activité professionnelle de l’indépendant.
Les aides régionales et sectorielles
Les conseils régionaux déploient, selon les territoires, des programmes d’aides pour soutenir la formation des indépendants. Les conditions et la nature des formations varient d’une région à l’autre, d’où l’intérêt de consulter les ressources en ligne de la région concernée.
En parallèle, les chambres de métiers et de l’artisanat ainsi que les chambres de commerce et d’industrie proposent aussi des dispositifs d’accompagnement. Ces institutions abondent parfois le CPF et organisent régulièrement des formations pensées pour le tissu économique local.
Les aides spécifiques pour les demandeurs d’emploi
Des solutions dédiées existent aussi pour les personnes en recherche d’emploi souhaitant préparer leur retraite. Acteurs incontournables, Pôle emploi et France Travail mettent à disposition plusieurs leviers dont l’aide individuelle à la formation (AIF), qui prend en charge tout ou partie du coût de la formation choisie.
La préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI) permet de se former en vue d’un poste précis, souvent en partenariat avec un employeur potentiel. Ce dispositif cible particulièrement les personnes en reconversion ou désireuses d’acquérir de nouvelles compétences avant de tourner la page de leur vie active.
En complément, les allocations d’aide au retour à l’emploi-formation (ARE-F) assurent la continuité des allocations chômage pendant toute la durée de la formation. Un soutien précieux pour celles et ceux qui ne peuvent pas s’autoriser une coupure de revenus.
Les conseils régionaux s’engagent également. Ils financent des formations adaptées aux besoins identifiés sur leur territoire. Il est conseillé de se rapprocher de son conseil régional pour découvrir les programmes ouverts et leurs modalités d’accès.
En cumulant ces dispositifs avec le compte personnel de formation (CPF), les demandeurs d’emploi disposent d’une véritable boîte à outils pour financer leur montée en compétences et préparer sereinement la transition vers la retraite.
Les solutions pour les seniors et les travailleurs handicapés
Les seniors et les personnes en situation de handicap bénéficient de mesures spécifiques pour accéder à la formation en perspective de la retraite. L’AGEFIPH intervient en abondant le compte personnel de formation (CPF) afin de compléter les droits existants et couvrir les frais pédagogiques.
Pour les seniors, le compte professionnel de prévention (C2P) offre une solution adaptée, notamment lorsqu’il s’agit de se réorienter ou d’ajuster ses compétences après des carrières marquées par la pénibilité. Ce dispositif s’adresse à ceux qui souhaitent renforcer leur employabilité ou se protéger des risques liés à leur métier.
Autre levier, le plan de développement des compétences interne à l’entreprise. Les salariés expérimentés peuvent solliciter leur service ressources humaines pour envisager des formations adaptées à leurs projets personnels ou aux évolutions de l’entreprise.
Enfin, les régions et les OPCO déploient également des aides dédiées. Les abondements automatisés peuvent provenir de multiples sources : employeurs, État, collectivités locales, branches professionnelles ou organismes consulaires. Toutes ces opportunités se retrouvent sur la plateforme Mon Compte Formation, pilotée par la Caisse des Dépôts.
Préparer la retraite en continuant à apprendre, c’est ouvrir la porte à une nouvelle liberté : celle de choisir ses projets, ses compétences, son rythme. Les outils existent, à chacun d’en saisir la dynamique pour que la retraite ne soit pas un point d’arrêt, mais le début d’un autre chapitre.


